Des remparts de Vauban aux glaciers des Écrins, classés par altitude. Défilez : le relief vous emmène de l’un à l’autre.
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▲N
5 km
Relief calculé dans votre navigateur · ● point haut, ■ départ · courbes tous les 100 m
Niveaux : ▲ facile, moins de 400 m de dénivelé · ▲▲ moyenne, de 400 à 950 m · ▲▲▲ difficile, au-delà ou plus de 6 h de marche. Les barres vont du départ au point haut, sur une même échelle de 1 200 à 3 200 m.
1 400 m Avant de partir
La montagne, ça se prépare.
Partir tôtL’été, les orages éclatent souvent l’après-midi. Chaque fiche donne la météo au point haut et l’heure de départ à ne pas dépasser pour rentrer avant la nuit.
Dans le sac1,5 à 2 L d’eau, de quoi grignoter, coupe-vent et polaire même en été, lunettes et crème solaire, une carte et un téléphone chargé.
En cas de pépin : 112Donnez votre position, le nombre de personnes et ce qui s’est passé. Prévenez toujours quelqu’un de votre itinéraire.
Parc et alpagesDans le cœur du Parc national des Écrins, chiens et cueillette sont interdits. Contournez les troupeaux, laissez les patous tranquilles, redescendez vos déchets.
Les dix randonnées, de la plus basse à la plus haute
011 440 m Briançon · patrimoine mondial
Le pont d’Asfeld et le fort des Têtes
▲△△ Facile · boucle
La plus douce des dix, et la plus chargée d’histoire. Du parc de la Schappe, on traverse la Cité Vauban, on franchit la Durance sur l’arche du pont d’Asfeld, 56 m au-dessus du torrent, puis une large piste monte au fort des Têtes, face aux remparts.
Distance
5 km
Dénivelé
+ 300 m
Durée
2 h 30
Point haut
1 440 m
Parc de la Schappe, 1 220 m
Cité Vauban, 1 326 m
Pont d’Asfeld, ≈ 1 300 m
Fort des Têtes, 1 440 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
Tout savoir
Départ
Parking du parc de la Schappe, à Briançon (1 220 m).
Période conseillée
Toute l’année. En hiver, attention au verglas en descendant vers le pont d’Asfeld.
Bon à savoir
Une balade courte et sans difficulté, idéale pour se mettre en jambes ou quand le temps se gâte en altitude.
Le petit plus
Le fort des Têtes, établi dans les années 1720 et relié au fort du Randouillet par la « communication Y », fait partie des fortifications de Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008.
Le balcon de Briançon. Depuis le Champ de Mars, au cœur de la Cité, le sentier s’élève en lacets dans une belle forêt de mélèzes et de pins sylvestres jusqu’à la croix, perchée sur son éperon. En contrebas : toute la ville, ses remparts et ses forts, comme sur un plan-relief.
Distance
≈ 9 km
Dénivelé
+ 650 m
Durée
≈ 4 h
Point haut
1 962 m
Champ de Mars, Cité Vauban, ≈ 1 330 m
Croix de Toulouse, 1 962 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
Tout savoir
Départ
Parking du Champ de Mars, dans la Cité Vauban (≈ 1 330 m).
Période conseillée
De mai à novembre.
Bon à savoir
Un versant bien exposé au soleil : en été, partez tôt et emportez de l’eau.
Le petit plus
La croix se dresse sur l’éperon sud de la crête qui sépare la Guisane de la Clarée : c’est le meilleur endroit pour comprendre d’un coup d’œil la géographie de Briançon.
La grande traversée des forts. On quitte le fort des Têtes, on passe le fort du Randouillet puis le fort d’Anjou, avant de grimper en lacets jusqu’au fort de l’Infernet, posté à 2 377 m pour barrer la route de l’Italie. Là-haut, le panorama embrasse Montgenèvre, la Clarée et Briançon.
Distance
14 km
Dénivelé
+ 1 000 m
Durée
6 h 30
Point haut
2 377 m
Parking du fort des Têtes, ≈ 1 450 m
Fort du Randouillet, 1 604 m
Fort d’Anjou, ≈ 1 700 m
Carrefour de la route militaire, 1 926 m
Fort de l’Infernet, 2 377 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
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Départ
Parking du stand de tir, au fort des Têtes : route du col d’Izoard, puis à gauche après Fontchristiane.
Période conseillée
De juin à novembre.
Bon à savoir
Une longue journée : prévoyez de l’eau et un pique-nique. Les forts sont en ruine, restez prudents à leurs abords.
Le petit plus
Achevé en 1878, c’est le dernier fort français bâti en pierre de taille. En juin 1940, des mortiers de 280 mm installés sur la pente, juste au sud du fort, ont réduit au silence la batterie italienne du Chaberton qui tirait sur Briançon.
Deux lacs pour le prix d’un. Depuis Fontcouverte, un large sentier empierré grimpe au refuge de Ricou, puis serpente jusqu’au lac Laramon. Quelques minutes plus haut, le lac du Serpent ouvre une vue immense sur les Écrins, le massif des Cerces et le Queyrellin.
Distance
≈ 8 km
Dénivelé
+ 600 m
Durée
≈ 4 h 30
Point haut
2 448 m
Fontcouverte, 1 860 m
Refuge de Ricou, 2 115 m
Lac Laramon, 2 359 m
Lac du Serpent, 2 448 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
Tout savoir
Départ
Parking de Fontcouverte, face au camping, dans la haute vallée de la Clarée (1 860 m).
Période conseillée
De juin à octobre.
Bon à savoir
L’été, une barrière interdit la route de la haute Clarée aux voitures en journée (horaires variables) : passez tôt le matin ou prenez les navettes gratuites.
Le petit plus
Le refuge de Ricou, sur le chemin, se prête parfaitement à une pause.
Une longue remontée du vallon du Petit Tabuc, par le lac de la Douche et le col d’Arsine, sur le GR 54 du tour de l’Oisans. Au bout : des lacs turquoise retenus par les moraines, au pied d’un glacier qui se termine en falaise de glace.
Distance
≈ 18 km
Dénivelé
+ 990 m
Durée
6 h
Point haut
≈ 2 450 m
Le Casset, 1 512 m
Lac de la Douche, 1 901 m
Col d’Arsine, 2 340 m
Lacs du glacier d’Arsine, ≈ 2 450 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
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Départ
Parking à l’entrée du Casset, après Le Monêtier-les-Bains (1 512 m).
Période conseillée
De juillet à septembre.
Bon à savoir
L’itinéraire entre dans le cœur du Parc national des Écrins : chiens interdits, même tenus en laisse. Une longue journée, sans difficulté technique.
Le petit plus
Apparu dans les années 1950 avec le recul du glacier, le lac menaçait de rompre sa moraine : au printemps 1986, on a creusé en urgence un chenal de 250 m pour abaisser son niveau et protéger la vallée.
On part de la Casse Déserte, ce paysage lunaire d’éboulis et de roches jaunes rendu mythique par le Tour de France. Un sentier facile rejoint un lac rond et bleu, posé à 2 492 m au pied du pic de Rochebrune.
Distance
≈ 6 km
Dénivelé
+ 300 m
Durée
≈ 2 h 30
Point haut
2 492 m
Col de la Platrière, Casse Déserte, 2 220 m
Lac de Souliers, 2 492 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
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Départ
Parking de la Casse Déserte, au col de la Platrière (2 220 m), sur la route du col d’Izoard.
Période conseillée
De juin à octobre, quand la route du col est ouverte.
Bon à savoir
La route du col d’Izoard est fermée l’hiver. Au bord du lac, il y a souvent du vent : gardez une couche chaude.
Le petit plus
La plus facile des randonnées d’altitude de cette page : parfaite avec des enfants.
L’un des plus beaux lacs glaciaires des Écrins. Depuis le hameau pastoral de Chambran, le sentier, très bien tracé, remonte tout le vallon jusqu’à un grand lac glaciaire, serré entre les sommets.
Distance
12 km
Dénivelé
+ 870 m
Durée
5 h
Point haut
2 514 m
Chambran, ≈ 1 720 m
Lac de l’Eychauda, 2 514 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
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Départ
Parking de Chambran, au-dessus de Vallouise-Pelvoux (≈ 1 720 m), au départ du GR 54. Respectez la signalisation : le stationnement est réglementé en amont.
Période conseillée
De juillet à octobre.
Bon à savoir
En été, partez de Chambran avant 8 h pour profiter du lac au calme et redescendre avant les orages de l’après-midi.
Le petit plus
Le lac occupe une cuvette d’une quinzaine d’hectares, sculptée par les anciens glaciers du dôme de Monêtier (3 404 m) et du pic Rif Tronchet.
082 542 m Pré de Madame Carle · Parc national des Écrins
Le refuge du Glacier Blanc
▲▲△ Moyenne · aller-retour
Le grand classique des Écrins. Du Pré de Madame Carle, le sentier franchit le torrent puis monte en longs lacets le long du Glacier Blanc. Au refuge, perché sur son promontoire : le mont Pelvoux, les séracs, et la haute montagne à portée de regard.
Distance
≈ 9 km
Dénivelé
+ 700 m
Durée
≈ 4 h
Point haut
2 542 m
Pré de Madame Carle, 1 874 m
Ancien refuge Tuckett, ≈ 2 440 m
Refuge du Glacier Blanc, 2 542 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
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Départ
Parking du Pré de Madame Carle, au bout de la route d’Ailefroide (1 874 m).
Période conseillée
De juin à septembre.
Bon à savoir
Cœur du Parc national des Écrins : chiens interdits, même tenus en laisse. Ne vous aventurez pas sur le glacier sans équipement ni guide.
Le petit plus
En chemin, l’ancien refuge Tuckett, bâti en 1886 pour les premiers alpinistes, abrite aujourd’hui une petite exposition sur son histoire.
Une randonnée à travers le temps. Les roches du Chenaillet sont les restes d’un fond d’océan vieux de plus de 155 millions d’années, remarquablement préservés. Au Collet Vert, des laves en coussins s’observent de près depuis une plateforme en bois ; au sommet, deux tables d’orientation.
Distance
14 km
Dénivelé
+ 905 m
Durée
5 h 30
Point haut
2 650 m
Montgenèvre, ≈ 1 860 m
Collet Vert et ses laves en coussins, 2 259 m
Sommet du Chenaillet, 2 650 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
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Départ
Devant le centre Durancia, à Montgenèvre (≈ 1 860 m).
Période conseillée
De juin à octobre.
Bon à savoir
L’été, les remontées mécaniques de Montgenèvre (Chalmettes, Gondrans) permettent de raccourcir la montée.
Le petit plus
Les laves en coussins naissent quand la lave s’épanche sous l’eau : ici, elles racontent un océan disparu, la Téthys alpine, dont les roches ont été hissées jusqu’aux sommets par la formation des Alpes.
Depuis Montgenèvre, on remonte le vallon du Rio Secco, on passe les ruines de la cabane des Sept Fontaines, puis la pente se raidit dans un paysage minéral jusqu’au col et au sommet, par le versant nord-ouest. Là-haut : les huit tours du « cuirassé des nuages » et un panorama à 360°.
Distance
17,5 km
Dénivelé
+ 1 290 m
Durée
8 h
Point haut
3 131 m
Village du Soleil, Montgenèvre, ≈ 1 850 m
Col du Chaberton, ≈ 2 670 m
Sommet du Chaberton, 3 131 m
Coupe schématique de la montée : altitudes réelles, distances non à l’échelle, étages de végétation indicatifs.
Tout savoir
Départ
Au Village du Soleil, juste après la station de Montgenèvre (≈ 1 850 m).
Période conseillée
De juillet à septembre.
Bon à savoir
Une très longue course, sans difficulté technique, mais la dernière pente est raide et caillouteuse. Au sommet, comptez environ 12 °C de moins qu’à Briançon.
Le petit plus
Le fort du Chaberton est la plus haute fortification d’Europe. Le 21 juin 1940, des mortiers français postés sur la pente au sud du fort de l’Infernet ont détruit ou gravement endommagé six de ses huit tourelles.