Hiver
Les remparts sous la neige, la télécabine du Prorel qui file vers les pistes : Briançon devient la porte de Serre Chevalier.
- 250 km de pistes à Serre Chevalier
- Ski de fond et raquettes en Clarée
- Les ruelles de la Cité, les soirs de neige
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Briançon · 1 326 m
Deux mille ans d’histoire dans la plus haute ville de France.
1 400 m Manifeste
Là où la Guisane rejoint la Durance, à un col de l’Italie, une cité fortifiée monte la garde depuis plus de trois siècles. L’air y est plus rare, la lumière plus franche, et l’histoire s’y écrit en remparts.
Briançon ne se visite pas : elle se gravit, ruelle après ruelle.
1 480 m La Cité Vauban, sur son rocher, entre Guisane et Durance.
1 560 m Patrimoine mondial
Enceinte bastionnée, portes fortifiées, ruelles serrées sur leur rocher : dessinée par Vauban, la vieille ville est une forteresse accrochée à la montagne. Depuis 2008, ses fortifications sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec onze autres sites de Vauban.
Une première découverte de la ville haute. Prenez de bonnes chaussures : ici, tout monte ou tout descend.
L’entrée principale de la Cité. Passez sous la voûte : la ville haute commence ici.
La rue principale dévale la Cité. En son milieu court un canal d’eau vive, autrefois précieux contre les incendies : c’est lui qui donne sa musique à la rue.
Au 13 de la Grande Rue, l’une des rares maisons épargnées par l’incendie de 1692. Sa façade s’orne de bustes sculptés : la famille du propriétaire, coiffée à la mode briançonnaise.
Bâtie au début du XVIIIe siècle, elle domine la ville de ses deux clochers et de son décor baroque.
Un édifice des XIVe et XVe siècles, réputé pour ses fresques.
Levez les yeux : ils ponctuent les ruelles de la Cité.
Finissez au-dessus de la Durance, face aux forts des hauteurs. Voir le pont
Arrêtez-vous au milieu du pont d’Asfeld : entre la Durance et les forts, on comprend toute la ville.
1 740 m Le pont d’Asfeld · 1731
Pour relier la ville haute aux forts du plateau des Têtes, on lance au-dessus des gorges de la Durance une arche de pierre unique. Six mois pour la fermer, une année encore de travaux : le pont est inauguré en 1731.
1 850 m Histoire
Ier s. av. J.-C.
Le géographe grec Strabon mentionne déjà Brigantion, étape sur la route qui franchit les Alpes.
1343
Le dauphin Humbert II accorde aux communautés du Briançonnais exemptions d’impôts, liberté personnelle et droit de propriété : les Escartons sont nés.
1692
Un grand incendie ravage la ville. La même année, Vauban vient dessiner la place forte ; il reviendra en 1700.
1713
Trois des cinq escartons passent à la Savoie. Briançon devient ville frontière et place de garnison.
1720–1731
Sous les ordres du marquis d’Asfeld, les forts des Trois-Têtes, du Randouillet, d’Anjou, Dauphin et des Salettes, reliés par la communication Y, couvrent les hauteurs. Le pont d’Asfeld les relie à la ville.
1815
Sans garnison, les Briançonnais soutiennent un blocus de trois mois et conservent la place. Une plaque en garde la devise, que vous lirez au sommet.
XXe s.
Air sec, soleil, altitude : Briançon devient une ville de cure et de sanatoriums.
1973
Création du Parc national des Écrins, voisin des crêtes du Briançonnais.
2030
En février, les Jeux olympiques d’hiver passent par le Briançonnais : ski acrobatique et snowboard à Serre Chevalier et Montgenèvre, village olympique à Briançon.
1 980 m Saisons
Les remparts sous la neige, la télécabine du Prorel qui file vers les pistes : Briançon devient la porte de Serre Chevalier.
Les torrents se gonflent de la fonte des neiges, les prés reverdissent au pied des forts, les sentiers se découvrent un à un.
La terre des cols mythiques du Tour de France, et des longues soirées plus près des étoiles.
Les mélèzes virent à l’or, la lumière devient rasante, la ville reprend son souffle avant l’hiver.
2 150 m Infos pratiques