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Briançon · 1 326 m

Histoire de Briançon

Deux mille ans d’histoire dans la plus haute ville de France.

Défiler pour monter

1 400 m Manifeste

Manifeste

Là où la Guisane rejoint la Durance, à un col de l’Italie, une cité fortifiée monte la garde depuis plus de trois siècles. L’air y est plus rare, la lumière plus franche, et l’histoire s’y écrit en remparts.

Briançon ne se visite pas : elle se gravit, ruelle après ruelle.

luuc.fr, qui fait vivre briançon.fr
d’altitude au cœur de la ville. La commune s’étage de 1 167 à 2 540 m.
1 326 m
jours de soleil par an, en moyenne.
≈ 300
Briançonnaises et Briançonnais (2023).
11 411
rivières : Durance, Guisane, Clarée, Cerveyrette, Orceyrette.
5

1 480 m La Cité Vauban, sur son rocher, entre Guisane et Durance.

1 560 m Patrimoine mondial

La Cité Vauban.

Enceinte bastionnée, portes fortifiées, ruelles serrées sur leur rocher : dessinée par Vauban, la vieille ville est une forteresse accrochée à la montagne. Depuis 2008, ses fortifications sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec onze autres sites de Vauban.

Schéma d'un tracé bastionné Plan ancien stylisé d'une place forte à cinq bastions, à la manière de Vauban : enceinte, ravelins, fossé et glacis. Bastion Courtine Ravelin Fossé Glacis N
Tracé bastionné, à la manière de Vauban (schéma sans échelle).

Sept arrêts, à pied

Une première découverte de la ville haute. Prenez de bonnes chaussures : ici, tout monte ou tout descend.

  1. La porte de Pignerol

    L’entrée principale de la Cité. Passez sous la voûte : la ville haute commence ici.

  2. La Grande Rue et la Grande Gargouille

    La rue principale dévale la Cité. En son milieu court un canal d’eau vive, autrefois précieux contre les incendies : c’est lui qui donne sa musique à la rue.

  3. La Maison des Têtes

    Au 13 de la Grande Rue, l’une des rares maisons épargnées par l’incendie de 1692. Sa façade s’orne de bustes sculptés : la famille du propriétaire, coiffée à la mode briançonnaise.

  4. La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas

    Bâtie au début du XVIIIe siècle, elle domine la ville de ses deux clochers et de son décor baroque.

  5. L’église des Cordeliers

    Un édifice des XIVe et XVe siècles, réputé pour ses fresques.

  6. Cadrans solaires et fontaines

    Levez les yeux : ils ponctuent les ruelles de la Cité.

  7. Le pont d’Asfeld

    Finissez au-dessus de la Durance, face aux forts des hauteurs. Voir le pont

1 680 m

Arrêtez-vous au milieu du pont d’Asfeld : entre la Durance et les forts, on comprend toute la ville.

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1 740 m Le pont d’Asfeld · 1731

Une arche. 56 mètres de vide.

Pour relier la ville haute aux forts du plateau des Têtes, on lance au-dessus des gorges de la Durance une arche de pierre unique. Six mois pour la fermer, une année encore de travaux : le pont est inauguré en 1731.

0,0 s 0 km/h encore 56 m Environ 3,4 secondes jusqu’à la Durance, sans compter la résistance de l’air. Et ne lâchez jamais de vrai caillou depuis un pont.

1 850 m Histoire

Deux mille ans, en neuf dates.

  1. Ier s. av. J.-C.

    Brigantion

    Le géographe grec Strabon mentionne déjà Brigantion, étape sur la route qui franchit les Alpes.

  2. 1343

    La Grande Charte

    Le dauphin Humbert II accorde aux communautés du Briançonnais exemptions d’impôts, liberté personnelle et droit de propriété : les Escartons sont nés.

  3. 1692

    L’incendie et Vauban

    Un grand incendie ravage la ville. La même année, Vauban vient dessiner la place forte ; il reviendra en 1700.

  4. 1713

    Le traité d’Utrecht

    Trois des cinq escartons passent à la Savoie. Briançon devient ville frontière et place de garnison.

  5. 1720–1731

    Les forts et le pont

    Sous les ordres du marquis d’Asfeld, les forts des Trois-Têtes, du Randouillet, d’Anjou, Dauphin et des Salettes, reliés par la communication Y, couvrent les hauteurs. Le pont d’Asfeld les relie à la ville.

  6. 1815

    Le blocus

    Sans garnison, les Briançonnais soutiennent un blocus de trois mois et conservent la place. Une plaque en garde la devise, que vous lirez au sommet.

  7. XXe s.

    L’air des cimes

    Air sec, soleil, altitude : Briançon devient une ville de cure et de sanatoriums.

  8. 1973

    Les Écrins

    Création du Parc national des Écrins, voisin des crêtes du Briançonnais.

  9. 2030

    Les Jeux d’hiver

    En février, les Jeux olympiques d’hiver passent par le Briançonnais : ski acrobatique et snowboard à Serre Chevalier et Montgenèvre, village olympique à Briançon.

1 980 m Saisons

Une ville, quatre saisons.

Hiver

Les remparts sous la neige, la télécabine du Prorel qui file vers les pistes : Briançon devient la porte de Serre Chevalier.

Printemps

Les torrents se gonflent de la fonte des neiges, les prés reverdissent au pied des forts, les sentiers se découvrent un à un.

Automne

Les mélèzes virent à l’or, la lumière devient rasante, la ville reprend son souffle avant l’hiver.

  • Les mélèzes dorés de la vallée de la Clarée
  • Les remparts dans la lumière du soir
  • Des sentiers déserts, rien que pour vous

2 150 m Infos pratiques

Préparer sa visite.

Venir

  • En train de nuit, depuis Paris-Austerlitz. Des travaux perturbent la ligne en 2026 : vérifiez les horaires sur SNCF Connect.
  • En voiture, par Grenoble et le Lautaret, par Gap et la Durance, ou depuis l’Italie par Montgenèvre.

Sur place

  • La Cité se découvre à pied ; ses rues sont pentues.
  • Briançon est Ville d’art et d’histoire : visites guidées auprès de l’office de tourisme.

Goûter

  • Les tourtons, petits chaussons frits, salés ou sucrés.
  • Les oreilles d’âne, gratin d’épinards sauvages et de pâtes fines.
  • Les fromages des vallées… et un génépi pour finir.